Les paroles sont truffés d'allusions, métaphores, et figure de style, ce qui rend difficile la compréhension des paroles, et renforce cette angoisse qui nous prend lentement à la gorge, car à chaque strophe, on cherche à comprendre, mais lorsqu'on réussit enfin, on se souvient du ton sans équivoque de Freddie, et on regrette avec tristesse de n'avoir compris avant.
Du point de vue de l'harmonie, la chanson débute en Si mineur (ce qui est déjà une tonalité triste), elle fait un court passage en Do Mineur comme si la chanson laissait entendre un espoir (augmentation d'un ton et demi), mais pour finalement retomber en Si mineur. L'accord final laisse ce malaise étrange, car c'est au début un accord en Si mineur, mais une note va venir perturber l'accord qui est le Do dièse c'est cette dernière qui crée la dissonance.
Le titre composé initialement par Brian May (le guitariste) et arrangé par l'ensemble des membres du groupe se caractérise par une orchestration symphonique minutieuse. Il se distingue également par un recours très fréquent aux modulations.
Le rythme de la batterie tout en contretemps y est lourd et pesant, l'ambiance inquiétante, le riff de synthétiseur se veut obsédant et impitoyable par son rythme parfaitement constant contrairement aux autres instruments qui semblent plus hésitants. La guitare-lead et la voix de Freddie Mercury se répondent tout au long du morceau dans un écho tragique qui mêle à la fois espoir et résignation. La basse de John Deacon alterne des rythmes en phase avec le reste de l'orchestre, et des contre-temps qui donne cette impression d'incertitude au morceau.
Deux solo ponctuent le morceau, c'est surtout le deuxième qui laisse entendre des choir-guitares finement modulés qui clament une sorte de rappel désespéré du refrain, et de sa signification.
La structure en tenue et crescendo transcende la mise en scène dramatique et trouve sa chute par un Freddie Mercury lyrique qui finit par hurler son chant, tandis que qu'un ch½ur, sans conviction de croyance dans la vie, reprend mécaniquement le morceau comme un disque rayé avec un fade out qui laisse entendre l'éternité.
Et voila les paroles:
Empty spaces - what are we living for
Abandoned places - I guess we know the score
On and on
Does anybody know what we are looking for
Another hero another mindless crime
Behind the curtain in the pantomime
Hold the line
Does anybody want to take it anymore
The show must go on
The show must go on
Inside my heart is breaking
My make-up may be flaking
But my smile still stays on
Whatever happens I'll leave it all to chance
Another heartache another failed romance
On and on
Does anybody know what we are living for
I guess I'm learning
I must be warmer now
I'll soon be turning round the corner now
Outside the dawn is breaking
But inside in the dark I'm aching to be free
The show must go on
The show must go on - yeah
Ooh inside my heart is breaking
My make-up may be flaking
But my smile still stays on
Yeah oh oh oh
My soul is painted like the wings of butterflies
Fairy tales of yesterday will grow but never die
I can fly - my friends
The show must go on - yeah
The show must go on
I'll face it with a grin
I'm never giving in
On with the show
I'll top the bill
I'll overkill
I have to find the will to carry on
On with the
On with the show
The show must go on